Table des matières
- Qu’est-ce que la coccinelle asiatique ?
- Pourquoi les coccinelles asiatiques envahissent-elles les maisons au Québec ?
- Comment reconnaître une infestation ?
- Risques et nuisances associés
- Que faire en cas d’invasion ?
- Comment prévenir leur retour ?
- Quand consulter un exterminateur ?
- Conclusion
- Foire aux questions (FAQ)
Chaque automne, des milliers de Québécois découvrent que leur maison est envahie par des dizaines, voire des centaines, de petites coccinelles aux couleurs vives. Il ne s’agit pas des coccinelles rouges à sept points que l’on associe à l’enfance, mais de la coccinelle asiatique, une espèce introduite en Amérique du Nord dans les années 1990. Cet article explique pourquoi elle envahit nos maisons à l’automne, comment réagir et quelles mesures prendre pour éviter son retour.

Qu’est-ce que la coccinelle asiatique ?
Identification visuelle
La coccinelle asiatique est originaire de l’Asie de l’Est. Contrairement à la coccinelle indigène, elle peut varier énormément en couleur : du jaune à l’orange foncé, avec ou sans points noirs. Elle se reconnaît surtout grâce à une marque noire en forme de « M » ou de « W » sur la partie blanche derrière sa tête.
Coccinelle asiatique vs coccinelle indigène
| Caractéristique | Coccinelle asiatique | Coccinelle indigène |
|---|---|---|
| Couleur | Jaune à orange foncé, variable | Rouge vif, uniforme |
| Points noirs | 0 à 22, variables | 7 points fixes |
| Marque pronotum | Tache noire en forme de M ou W | Aucune marque distinctive |
| Taille | 5 à 8 mm | 5 à 7 mm |
| Comportement hivernal | Entre dans les maisons | Hiberne à l’extérieur |
| Odeur défensive | Liquide jaune nauséabond | Aucune |
Pourquoi les coccinelles asiatiques envahissent-elles les maisons au Québec ?
Elles cherchent un abri pour l’hiver
À l’automne, les coccinelles asiatiques entrent en diapause, un sommeil hivernal. Pour survivre au froid québécois, elles recherchent un endroit protégé, sec et sombre. Les maisons, particulièrement les murs exposés au sud et les entretoits mal scellés, offrent un refuge idéal.
Elles sont attirées par les couleurs claires et la chaleur
Les revêtements pâles attirent davantage les coccinelles asiatiques. Dès que les températures descendent sous les 10 °C, elles se regroupent par centaines sur les murs ensoleillés avant de pénétrer à l’intérieur par les fissures, les fenêtres mal isolées ou les soffites.
Elles se déplacent en masse
La coccinelle asiatique est grégaire. Elle émet une phéromone d’agrégation : lorsqu’une première coccinelle trouve un bon abri, elle attire les autres. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des dizaines d’individus dans une même pièce en l’espace de quelques heures.

Comment reconnaître une infestation ?
Voici les signes qui indiquent une présence problématique :
- Regroupement sur les murs extérieurs sud et ouest par temps doux d’automne.
- Présence de plusieurs individus dans les fenêtres, plafonds, coins de murs ou rideaux.
- Accumulation dans les plafonds suspendus ou derrière les plinthes.
- Activité accrue lors des journées chaudes d’hiver.
Quelques individus isolés ne constituent pas une infestation, mais ils peuvent annoncer un problème à venir si aucune mesure n’est prise.
Risques et nuisances associés
Est-ce dangereux ?
La coccinelle asiatique ne pique pas et ne transmet pas de maladies. Elle ne se reproduit pas à l’intérieur des maisons. Lorsqu’elle est stressée ou écrasée, elle émet un liquide défensif jaune à l’odeur désagréable qui peut tacher les murs, rideaux et meubles.
Allergie et irritations
Chez certaines personnes sensibles, le contact avec ce liquide ou l’inhalation des particules qu’elle libère peut provoquer des irritations cutanées, des yeux qui piquent ou des réactions asthmatiques. Si vous présentez des symptômes inhabituels après une invasion, consultez un professionnel de la santé.
Nuisance psychologique et esthétique
La présence de dizaines de coccinelles en vol dans une pièce peut provoquer du stress, surtout dans les chambres ou les cuisines. Leur accumulation sur les surfaces blanches laisse des traces du liquide défensif difficiles à nettoyer.

Que faire en cas d’invasion ?
Ne pas les écraser
Évitez d’écraser les coccinelles avec un mouchoir ou la main. Cela provoque l’émission du liquide nauséabond et risque de tacher les surfaces. Capturez-les plutôt avec un aspirateur ou un petit contenant.
Utiliser un aspirateur avec précaution
Utilisez un aspirateur muni d’un sac. Une fois les coccinelles aspirées, retirez le sac et jetez-le immédiatement dans un sac hermétique à l’extérieur. Si vous avez un aspirateur sans sac, placez une chaussette à l’intérieur du tuyau pour capturer les insectes sans les tuer ni salir l’appareil.
Poser des pièges
Les pièges lumineux sont efficaces en soirée ou dans les pièces sombres. Des pièges collants placés près des fenêtres et des sources lumineuses sont également une option simple et sans produits chimiques. Pour en savoir plus sur les méthodes disponibles, consultez notre guide pour se débarrasser des coccinelles asiatiques.
Éviter les insecticides en aérosol
Les produits chimiques vendus en quincaillerie ne sont pas efficaces à long terme contre les coccinelles et présentent des risques pour les enfants et les animaux domestiques. Consultez les recommandations de Santé Canada sur l’utilisation sécuritaire des pesticides avant d’utiliser tout produit chimique. Les coccinelles mortes peuvent également attirer d’autres insectes comme les dermestes.
Comment prévenir leur retour ?
Calfeutrage préventif dès la fin de l’été
La fenêtre d’action idéale est août et septembre, avant que les températures ne descendent sous les 10 °C. Scellez les fissures dans le revêtement extérieur, autour des portes, fenêtres, soffites, prises d’air et luminaires. Installez des moustiquaires en bon état et équipez les grilles d’aération de filets à mailles fines. Éliminez également les accumulations de bois, feuilles et débris autour de la maison qui servent de refuges aux insectes.
Traitement extérieur au bon moment
Un professionnel peut appliquer un insecticide résiduel sécuritaire sur les murs extérieurs en septembre ou au début octobre, avant que les coccinelles n’entrent. Un traitement bien ciblé autour des entrées et des murs exposés au soleil peut réduire de façon significative les intrusions.
Réduction des lumières extérieures
Moins de lumière extérieure signifie moins d’insectes attirés vers votre maison. Utilisez des ampoules jaunes anti-insectes ou éteignez les lumières inutiles dès le coucher du soleil.
Quand consulter un exterminateur ?
Faites appel à un professionnel si vous vous retrouvez dans l’une de ces situations :
- Vous avez déjà eu une invasion par le passé et souhaitez un plan préventif pour l’automne.
- Vous constatez une accumulation dans plusieurs pièces malgré vos efforts.
- Vous souhaitez un traitement sécuritaire adapté aux enfants et aux animaux de compagnie.
Conclusion
Bien qu’inoffensive dans la majorité des cas, la coccinelle asiatique est devenue une nuisance saisonnière au Québec. Une infestation se gère efficacement avec une combinaison de prévention, de techniques douces et d’intervention professionnelle si nécessaire. Plus on agit tôt, dès la fin de l’été, plus on réduit les chances de la voir revenir en grand nombre. Pour une évaluation de votre situation, contactez Integral XT.
Foire aux questions (FAQ)
La coccinelle asiatique est-elle dangereuse ?
Non, la coccinelle asiatique ne pique pas et ne transmet pas de maladies. Elle peut cependant émettre un liquide jaune à l’odeur désagréable lorsqu’elle est stressée ou écrasée, qui peut tacher les surfaces et provoquer des irritations chez les personnes sensibles.
Est-ce que la coccinelle asiatique peut provoquer des allergies ?
Oui, chez certaines personnes sensibles. Le contact avec le liquide défensif qu’elle émet ou l’inhalation de particules peut causer des irritations cutanées, des yeux qui piquent ou des réactions asthmatiques. En cas de symptômes persistants, consultez un médecin.
À quelle période de l’année les coccinelles asiatiques entrent-elles dans les maisons ?
L’invasion se produit principalement entre la mi-septembre et la fin octobre au Québec, lorsque les températures commencent à descendre sous les 10 °C. On peut aussi les voir réapparaître brièvement lors des journées chaudes en hiver, avant de disparaître à nouveau au printemps.