Êtes-vous prêt pour la saison des tiques ? Ce qu’il faut savoir

La saison des tiques est arrivée, et ne pas s’y préparer peut mettre votre santé — et celle de vos proches — en danger. Si vous cherchez les informations essentielles à connaître sur la saison des tiques en 2025, vous êtes au bon endroit. Ce guide vous propose des conseils à jour et faciles à appliquer pour profiter du plein air en toute confiance, tout en réduisant les risques de piqûres et de maladies transmises par les tiques.

En s’appuyant sur les données les plus récentes de la santé publique canadienne et sur des stratégies de prévention éprouvées, cet article vous expliquera où les tiques sont les plus actives, comment les repérer et les retirer en toute sécurité, ainsi que les meilleures façons de protéger votre maison, vos animaux et votre famille. Vous découvrirez également les symptômes des maladies liées aux tiques et les bons réflexes à adopter en cas de morsure. Préparez-vous à affronter la saison des tiques avec des actions concrètes et des conseils validés par des experts.

Comprendre les risques liés aux tiques et les maladies transmises par les tiques au Canada

Où les populations de tiques et les risques de maladies sont-ils les plus élevés au Canada ?

Les populations de tiques et les risques de maladies transmises par les tiques sont les plus élevés dans le sud du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. La tique à pattes noires (Ixodes scapularis), principal vecteur de la maladie de Lyme, s’étend à de nouvelles régions en raison du changement climatique et des déplacements d’animaux migrateurs.

Le paysage des tiques au Canada évolue rapidement. La tique à pattes noires a maintenant des populations établies dans plusieurs zones du sud du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Elle préfère les environnements humides comme les forêts, les hautes herbes, les jardins et les tas de feuilles mortes. Toutefois, sa répartition géographique ne cesse de s’étendre. En raison des hivers plus doux et du déplacement d’animaux comme les oiseaux et les cerfs, cette espèce colonise de nouveaux territoires au-delà de ses habitats traditionnels.

Le risque n’est pas uniforme à l’échelle provinciale. Par exemple, au Québec, les tiques Ixodes scapularis sont maintenant établies dans presque toutes les régions, à l’exception de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec, du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James. Le risque d’exposition à la maladie de Lyme varie selon la densité locale de tiques et les conditions environnementales. Pour connaître les risques actuels dans votre région, consultez les cartes de distribution les plus récentes diffusées par les autorités de santé publique provinciales.

Le changement climatique est un facteur clé. Les tiques deviennent actives à des températures supérieures à 4°C et atteignent un pic d’activité autour de 25°C. Les hivers canadiens devenant plus doux, les tiques survivent plus longtemps et étendent leur aire de répartition, ce qui augmente la fenêtre de risque. Au Québec, le nombre de cas de maladie de Lyme déclarés a bondi, passant de 50 % de cas acquis localement en 2013 à près de 86 % en 2023, avec 652 cas en 2023 seulement.

On peut se demander si les tiques ne sont qu’un problème rural. En réalité, on trouve des tiques dans les parcs urbains, les jardins et les aménagements paysagers. Les animaux domestiques peuvent également apporter des tiques dans votre maison, ce qui augmente le risque même en milieu urbain. Pour ceux qui gèrent des propriétés, l’utilisation d’un grillage métallique résistant aux rongeurs peut contribuer à réduire le nombre d’hôtes des tiques, comme les souris.

Pour en savoir plus sur l’identification des habitats des tiques et la réduction de l’exposition, voir comment prévenir les piqûres de tiques.

Quelles sont les maladies transmises par les tiques qu’il faut connaître au Canada et comment évoluent-elles ?

La maladie de Lyme est la maladie transmise par les tiques la plus courante au Canada, mais d’autres infections comme l’anaplasmose gagnent du terrain à mesure que l’aire de répartition des tiques s’étend en raison des changements climatiques et écologiques.

La maladie de Lyme, causée par Borrelia burgdorferi et transmise par les tiques à pattes noires, reste la principale menace transmise par les tiques au Canada. Les symptômes peuvent aller de l’éruption cutanée et de la fièvre à des complications neurologiques et cardiaques graves en l’absence de traitement. La maladie est maintenant présente dans toutes les provinces où les tiques à pattes noires sont établies, et son incidence est en forte hausse – le Canada a enregistré 4 785 cas en 2023, et les données préliminaires pour 2024 dépassent déjà les 5 200.

Mais Lyme n’est pas la seule préoccupation. L’anaplasmose, causée par Anaplasma phagocytophilum, est également transmise par les tiques à pattes noires. Au Québec, l’anaplasmose est devenue une maladie à déclaration obligatoire en 2019. Les régions de l’Estrie et de la Montérégie ont vu le plus grand nombre de cas – 31 et 7 respectivement en 2023 – démontrant comment de nouvelles menaces transmises par les tiques peuvent émerger rapidement dans des régions spécifiques. Les symptômes comprennent de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires et, dans de rares cas, des complications graves telles qu’une détresse respiratoire ou des troubles de la coagulation sanguine.

Les maladies transmises par les tiques ne se limitent pas à Lyme et à l’anaplasmose. D’autres maladies, telles que la babésiose et le virus Powassan, sont rares mais possibles, car les tiques et leurs agents pathogènes s’adaptent à de nouveaux environnements. L’expansion des habitats des tiques est alimentée par le changement climatique, qui augmente le nombre de tiques, la durée de leur saison active et la diversité des agents pathogènes qu’elles peuvent transporter.

On pense souvent à tort que l’on peut toujours repérer une piqûre de tique ou que seules certaines activités de plein air présentent un risque. En fait, les piqûres de tiques sont souvent indolores et passent inaperçues. Des activités comme le jardinage, la randonnée ou même la détente dans votre jardin peuvent vous exposer aux tiques. Les animaux domestiques peuvent transporter des tiques infectées à l’intérieur, c’est pourquoi il est essentiel de contrôler régulièrement les tiques, tant pour les humains que pour les animaux.

Pour des conseils pratiques sur la façon de garder votre propriété à l’abri des tiques, consultez la section sur la lutte antiparasitaire résidentielle.

Tick

Stratégies essentielles de prévention et de protection pendant la saison des tiques

Quelles sont les mesures de protection personnelle les plus efficaces pour prévenir les piqûres de tiques pendant la haute saison ?

Pour prévenir les piqûres de tiques, portez des vêtements clairs à manches longues, utilisez un insectifuge homologué, restez sur les sentiers dégagés et contrôlez quotidiennement la présence de tiques sur l’ensemble du corps.

La protection personnelle est votre première ligne de défense contre les maladies transmises par les tiques, comme la maladie de Lyme et l’anaplasmose. Les tiques sont particulièrement actives d’avril à novembre, surtout lorsque les températures sont supérieures à 4°C. Commencez par porter des vêtements clairs, tissés serrés – les tiques sont ainsi plus faciles à repérer et plus difficiles à pénétrer. Les manches longues, les pantalons longs rentrés dans les chaussettes et les chaussures fermées créent une barrière physique qui réduit considérablement l’accès des tiques à la peau.

Appliquez un insectifuge approuvé contenant du DEET ou de l’Icaridine sur la peau exposée et les vêtements, en suivant toujours les instructions de l’étiquette. Pour une meilleure protection, les adultes peuvent utiliser des vêtements traités à la perméthrine, qui repousse et tue les tiques au contact. Ces mesures sont recommandées par les autorités sanitaires du Québec et par l’Agence de santé publique du Canada.

Lorsque vous êtes à l’extérieur, marchez toujours sur des chemins ou des sentiers dégagés et évitez les herbes hautes, les broussailles ou les tas de feuilles, où les tiques se développent. Empêchez les enfants et les animaux domestiques de s’égarer hors des sentiers. Après les activités de plein air, prenez une douche dès que possible pour enlever les tiques non fixées et mettez des vêtements propres. Placez les vêtements usés dans un sèche-linge à température élevée pendant au moins 10 minutes, car les tiques peuvent survivre à un cycle de lavage à froid.

Contrôlez quotidiennement votre corps, celui de vos enfants et de vos animaux de compagnie. Portez une attention particulière aux zones cachées comme le cuir chevelu, l’arrière des genoux et les aisselles. Si vous trouvez une tique, retirez-la rapidement à l’aide d’une pince à épiler fine, en la saisissant le plus près possible de la peau et en la tirant directement.

Les femmes enceintes et les jeunes enfants devraient également appliquer ces stratégies, car le DEET et l’Icaridine sont considérés comme sûrs lorsqu’ils sont utilisés conformément aux instructions.

Parmi les questions les plus fréquentes, on peut se demander si les tiques ne sont qu’un problème rural (ce n’est pas le cas – les parcs et jardins urbains sont également des zones à risque) et si l’on peut sentir la piqûre d’une tique (ce n’est généralement pas le cas, car les piqûres sont indolores). Une protection constante et proactive est essentielle, quel que soit votre lieu de résidence ou votre activité.

Comment rendre votre maison et votre jardin moins attrayants pour les tiques et réduire le risque de les rencontrer ?

Maintenez l’herbe courte, enlevez les feuilles mortes, créez des barrières avec du paillis ou du gravier, et éloignez les patios et les aires de jeux des bords de la cour pour décourager les tiques autour de votre maison.

Les tiques se développent dans des environnements humides et ombragés, avec des herbes hautes, des arbustes denses et des tas de feuilles. Tondez régulièrement votre pelouse et taillez les arbustes pour permettre à la lumière du soleil d’atteindre le sol – les tiques évitent les zones sèches et ensoleillées. Enlevez les feuilles mortes, les mauvaises herbes et les broussailles, en particulier à la lisière de votre pelouse et autour des murs en pierre ou des tas de bois. Il est prouvé que ces pratiques réduisent les habitats des tiques.

Installez une bordure de copeaux de bois, de paillis ou de gravier d’un mètre de large entre votre pelouse et les zones boisées ou arbustives. Cette barrière physique rend plus difficile la migration des tiques vers les espaces récréatifs. Scellez les murs en pierre et les autres ouvertures pour empêcher les rongeurs, hôtes clés des tiques, de pénétrer dans votre jardin.

Placez les patios, les terrasses et les jeux pour enfants dans des zones ensoleillées, loin des bords de la cour et des arbres et, si possible, sur une fondation en copeaux de bois ou en paillis. Cela permet de réduire davantage la présence des tiques dans les zones très fréquentées. Consultez votre vétérinaire au sujet de la prévention des tiques pour les animaux de compagnie, car ils peuvent être porteurs de tiques à l’intérieur.

Après les activités de plein air, vérifiez l’absence de tiques sur vos vêtements, votre équipement et vos animaux de compagnie avant de rentrer chez vous. Si vous voyagez ou revenez d’une zone sujette aux tiques, prenez une douche et lavez vos vêtements sans tarder.

On croit souvent à tort que les tiques ne présentent un risque que dans les régions rurales ou forestières. En réalité, on trouve de plus en plus de tiques dans les environnements urbains et suburbains, y compris dans les jardins et les terrains de jeux. Les changements climatiques étendent les habitats des tiques, ce qui rend ces mesures de prévention essentielles au Québec et au Canada.

Photo – Exterminatek (3)

Conclusion

La saison des tiques au Canada devient plus longue et plus imprévisible, les tiques à pattes noires, principaux vecteurs de la maladie de Lyme, étendant leur territoire dans le sud du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Le changement climatique, les hivers plus doux et la faune migratrice sont à l’origine de cette propagation, augmentant le risque de maladies transmises par les tiques non seulement dans les forêts rurales, mais aussi dans les parcs urbains et les arrière-cours. Outre la maladie de Lyme, des menaces émergentes telles que l’anaplasmose, la babésiose et le virus Powassan apparaissent dans de nouvelles régions, soulignant la nécessité d’une sensibilisation accrue et d’une prévention proactive.

Les résultats les plus significatifs soulignent que l’exposition aux tiques ne se limite plus aux zones reculées ou boisées: les citadins, les propriétaires d’animaux de compagnie et toutes les personnes qui profitent des activités de plein air sont à risque. Une prévention efficace repose sur la protection personnelle (port de vêtements clairs, utilisation de répulsifs à base de DEET ou d’Icaridine, contrôle quotidien des tiques) et la gestion de l’environnement (entretien d’une pelouse courte, élimination des feuilles mortes, création de barrières avec du paillis ou du gravier). Des contrôles réguliers des tiques pour les personnes et les animaux de compagnie, l’élimination rapide des tiques et la modification des propriétés sont des stratégies essentielles pour réduire le risque de maladies transmises par les tiques.

Compte tenu de l’évolution du paysage des maladies transmises par les tiques au Canada, il est essentiel de rester informé et vigilant. Consultez les autorités sanitaires locales pour obtenir des cartes de risques actualisées, informez votre famille sur la prévention des tiques et mettez en œuvre les mesures de protection recommandées à la maison et à l’extérieur. Comme les populations de tiques et les maladies qu’elles transportent continuent de s’adapter, une sensibilisation continue et des mesures proactives sont vos meilleures défenses pour une saison des tiques saine et sans danger.

Questions fréquemment posées (FAQ)

Quelles sont les principales maladies transmises par les tiques à surveiller au Canada et comment évoluent-elles ?

La principale maladie transmise par les tiques au Canada est la maladie de Lyme, causée par la bactérie Borrelia burgdorferi et transmise par les tiques à pattes noires. Son incidence a fortement augmenté, des milliers de cas étant signalés chaque année. L’anaplasmose est également en émergence, notamment au Québec, et peut provoquer de la fièvre, des douleurs musculaires et, dans de rares cas, des complications graves. D’autres maladies comme la babésiose et le virus Powassan sont rares mais possibles car les tiques s’étendent à de nouvelles zones en raison du changement climatique. La gamme et la diversité des maladies transmises par les tiques augmentent, ce qui rend la sensibilisation et la prévention plus importantes que jamais.

Où, au Canada, le risque de rencontrer des tiques et des maladies transmises par les tiques est-il le plus élevé ?

Les populations de tiques et les risques de maladies sont les plus élevés dans le sud du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Cependant, les tiques à pattes noires se répandent dans de nouvelles régions, y compris dans les parcs et jardins urbains, en raison du réchauffement des températures et des animaux migrateurs. Même au sein d’une même province, le risque peut varier en fonction de l’environnement local: les forêts, les herbes hautes et les feuilles mortes sont des habitats de choix pour les tiques. Consultez toujours les cartes des autorités sanitaires provinciales pour obtenir les informations les plus récentes sur les risques.

Quels sont les moyens les plus efficaces pour prévenir les piqûres de tiques pendant la haute saison ?

Pour prévenir les piqûres de tiques, portez des vêtements clairs, tissés serrés, avec des manches longues et des pantalons rentrés dans les chaussettes. Utilisez des insectifuges contenant du DEET ou de l’Icaridine sur la peau et les vêtements exposés, et envisagez de porter des vêtements traités à la perméthrine pour une protection accrue. Restez sur les sentiers dégagés, évitez les herbes hautes et les broussailles, et contrôlez quotidiennement la présence de tiques sur tout le corps après les activités de plein air. Se doucher peu après avoir été à l’extérieur et faire sécher les vêtements à haute température peut également aider à éliminer les tiques non attachées.

Comment puis-je rendre mon jardin et ma maison moins attrayants pour les tiques ?

Entretenez votre jardin en gardant l’herbe courte, en taillant les arbustes et en enlevant les feuilles mortes, les mauvaises herbes et les broussailles. Créez une barrière d’un mètre de large avec du paillis, des copeaux de bois ou du gravier entre votre pelouse et les zones boisées pour empêcher la migration des tiques. Placez les terrasses et les aires de jeux dans des endroits ensoleillés, loin des bords de la cour, et scellez les murs en pierre ou les ouvertures pour empêcher les rongeurs, qui sont des hôtes courants des tiques, d’y pénétrer. Vérifiez régulièrement la présence de tiques chez vos animaux de compagnie et consultez votre vétérinaire au sujet des produits de prévention contre les tiques.

Les tiques peuvent-elles être présentes dans les zones urbaines ou sont-elles uniquement un problème rural ?

Les tiques sont de plus en plus présentes dans les environnements urbains et suburbains, y compris dans les parcs, les jardins et les zones paysagées. Les animaux domestiques peuvent apporter des tiques à l’intérieur, et le changement climatique rend de plus en plus de régions propices aux populations de tiques. Cela signifie que chacun, quel que soit son lieu de résidence, doit être vigilant quant à la prévention des tiques et à leur contrôle régulier, en particulier pendant la saison active d’avril à novembre.

Que dois-je faire si je trouve une tique sur moi, mon enfant ou mon animal de compagnie ?

Si vous trouvez une tique, retirez-la dès que possible à l’aide d’une pince à épiler à bout fin. Saisissez la tique près de la peau et retirez-la sans la tordre. Nettoyez la zone de la piqûre avec de l’eau et du savon ou un antiseptique. Conservez la tique dans un récipient hermétique en vue d’une éventuelle identification et surveillez l’apparition de symptômes tels qu’une éruption cutanée, de la fièvre ou un syndrome grippal. Si des symptômes apparaissent ou si vous vous trouvez dans une zone à haut risque, consultez rapidement un professionnel de la santé. Pour les animaux de compagnie, consultez votre vétérinaire pour obtenir des conseils supplémentaires et une prévention continue contre les tiques.


Restez proactifs, protégez-vous et intégrez la sensibilisation aux tiques dans votre routine de santé saisonnière.